Les médias sociaux en 2018 selon @Kriisiis

Par Christophe,
dans Réseaux Sociaux

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Nous voici désormais en 2018, et qui dit « début d’année » dit « occasion idéale pour prendre de bonnes résolutions » (sauf si bien sûr vous les tenez aussi mal que moi). L’une d’entre-elles pourrait être par exemple de consacrer l’énergie nécessaire aux nouvelles tendances social media, aux enjeux toujours plus importants dans nos métiers, et dont je vous propose un tour d’horizon aujourd’hui.

Je ferai bien sûr l’impasse sur les acquis (n’est-ce pas ?), sur les tendances qui ont teinté l’année 2017 des community managers. Je ne vous parlerai donc pas de la nécessité de penser « mobile-first » dans la production de contenus (des textes visibles même en petite taille, des vidéos sous-titrées, etc.), lorsque l’on sait que plus de 84% des utilisateurs de Facebook le sont via un mobile. Je ne vous parlerai pas non plus de l’avènement des GIF et des animations, formats toujours plus importants pour sortir du lot dans un univers toujours plus concurrentiel. Je ne vous parlerai enfin pas de l’hyper-ciblage publicitaire et des formidables opportunités qu’offrent désormais les Pixels Facebook, les audiences personnalisées, etc. Si le sujet vous intéresse, échangeons directement. Prêts à découvrir nos fers de lance 2018 ?

1. Moins de contenu…

Le sujet est sur toutes les bouches depuis plusieurs années déjà, mais n’a jamais été aussi tangible : la portée des publications (c’est à dire le nombre de personnes qu’elles touchent) diminue sur les plateformes dont le fil d’actualité est classé par pertinence et non par chronologie, comme c’est le cas sur Facebook, sur Instagram ou encore sur LinkedIn. Faiblement pénalisant jusqu’alors, ce phénomène devient un tel handicap aujourd’hui qu’il impose de réagir. Pour sauter plus loin, rien de tel que de prendre plus d’élan : cela signifie réduire son rythme de publication, mais surtout faire de chaque publication un vrai coup d’éclat. Car un coup d’éclat génère de l’engagement, et comme chacun le sait, l’engagement contribue significativement à la portée. Concentrez-vous alors sur ce qui a le plus de valeur, et consacrez toute votre énergie à sa performance.

2. …mais plus de sens…

Après plusieurs années assez turbulentes liées à l’essor rapide des réseaux sociaux et implicitement à celui de pratiques plus ou moins adroites en termes d’animation de présences sur les réseaux sociaux, nous voilà (enfin !) en eaux plus calmes. Le naturel revient au galop, et ô magie, les internautes (re)deviennent plus sensibles à ce qui est authentique qu’à ce qui est plus superficiel. Donnez un maximum de sens à vos prises de parole, faites preuve de simplicité, faites preuve de proximité. Pour ce faire, que diriez-vous de vous concentrer sur les échanges à forte valeur, et ainsi de laisser un chatbot gérer ceux qui n’en ont aucune ? Une proportion sans doute non-négligeable de vos échanges sont des demandes chronophages de coordonnées, de documentation, de confirmation : confiez-les à un allié (intelligent… ou simplement bon élève !) qui saura vous libérer du temps pour ce qui compte vraiment.

3. …et plus de spontanéité

Qui dit « plus d’authenticité », naturellement, dit aussi « plus de spontanéité ». Rien de nouveau ou presque d’un point de vue fonctionnel, puisque les « stories » Snapchat et Instagram, permettant de partager des instants éphémères, des coulisses et autres contenus moins conventionnels, existent désormais depuis belle lurette. Ce qui change vraiment désormais, c’est la massivité de leur adoption, pas tellement d’un point de vue quantitatif, mais plutôt d’un point de vue qualitatif : les internautes attendent plus que jamais des entités qu’elles les embarquent dans une aventure plus confidentielle, moins guindée, plus… simple. Et si vous sautiez le pas des stories en 2018 ? Ne vous tracassez pas si vous faites preuve de quelques maladresses au début, les internautes vous pardonneront. C’est ça aussi, une relation plus authentique.

4. L’avènement du one-to-one…

Voilà plusieurs années maintenant que nous parlons du phénomène de « dark social », c’est à dire de cette partie invisible des interactions sociales sur le web, à travers – par exemple – le bouche-à-oreille par email, les discussions de groupe sur Whatsapp ou sur Snapchat, etc. Le « social messaging » n’est pas devenu plus important que le « social networking » par hasard, ce n’est évidemment que la conséquence de l’évolution d’un usage global. Cette habitude d’échange en one-to-one que prend le consommateur a une inertie immédiate dans sa relation avec les entités, toujours plus directe, toujours plus personnelle. Résultat ? Là où le community manager pouvait encore récemment adopter une stratégie « Facebook-first », il n’a désormais plus d’autre alternative que de penser « Messenger-first ». Et forcément ça change tout, dans la manière de communiquer bien sûr, mais aussi dans la manière de mesurer et d’analyser.

5. …et de la micro-influence

Qui n’a jamais jugé pertinent de faire appel à un influenceur, pourquoi pas « instagrammer », pourquoi pas « youtuber », pour faire porter son message et contourner l’impact sans cesse décroissant de la publicité conventionnelle ? Si l’idée paraît légitime, et au delà des quelques largesses de certaines marques qui ont pu ternir l’image de cet exercice ces dernières années, cette activité semble (déjà) atteindre ses limites sur certaines typologies d’objectifs. Car si les géants apportent une crédibilité aux marques, ils peinent toujours à apporter une transformation significative : disposer d’un million d’abonnés, c’est de facto être incapable de leur apporter une attention personnalisée, de créer une relation étroite, et donc une relation qui encourage de nouvelles intentions d’achat. La preuve, plus l’audience est importante, moins elle est engagée ! Pourquoi, alors, ne pas allouer son énergie à une collaboration avec de multiples profils à visibilité moindre mais plus efficace, pourquoi pas « de niche », plutôt qu’avec un poids-lourd ? Finalement, privilégier les micro-influenceurs aux macro-influenceurs n’est-elle pas tout simplement la continuité du phénomène qui a déporté la priorité de certaines marques, allouée initialement à des médias traditionnels, au profit des influenceurs ?

Rendez-vous en 2019 ?

J’espère que ce tour d’horizon vous permet d’y voir plus clair sur les tendances court-terme, et qu’il a fait naître dans votre esprit – pourquoi pas – certains projets. Dire que nous sommes excités à l’idée de conjuguer ces tendances cette année est un euphémisme, tout en gardant en tête que de nouveaux sujets pointent déjà le bout de leur nez : on peut citer le « Social Vocal » (quelle sera la place du community manager dans l’ère de la voix demain, avec l’assistant « M » de Messenger par exemple ?), le « Social VR » (quelle ampleur prendront les interactions sociales via la réalité virtuelle, avec le nouvel Oculus Go de Facebook par exemple ?), le « Social Commerce » (avec l’essor planétaire de WeChat et ses facilités de paiement, avec le paiement via Facebook Messenger, etc.) ou encore « l’Employee Advocacy », qui en reste encore à ses prémices. Du grain à moudre pour 2019 ? Rendez-vous dans un an pour le confirmer !

Source visuel : iStock

Christophe Ramel
par Christophe

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