La "page web" existe-t-elle encore ?

Par Christian,
dans E-Marketing

Quelle est la plus petite unité du web ? Que désigne-t-on quand on utilise l’expression « page web », (avec nos clients par exemple) ? Cela a-t-il encore du sens de parler de « page web »?
Par ces trois interrogations, nous voulons montrer que les évolutions qui ont modifié la « page web » sont un bon indice des transformations du web tout entier.

Aujourd’hui, on peut affirmer que cette « page web » n’existe plus vraiment, ou du moins on est en mesure de dire que le code qui la compose est un gigantesque système d’appel de médias, de technologies, de flux, de contenus… Nous sommes passés de la « page web » à ce qui n’est ni plus ni moins qu’un « système de systèmes » en constante évolution.
Depuis l’an 2000 : dynamisation des sites web, usage des feuilles de styles, généralisation du templating, connexion aux CMS, déclinaison multiple « responsive/adaptative design », avènement des frameworks, règne de la mobilité ou encore diversité des usages ont transformé notre perception de cet objet appelé « page ».

Ce que l’on appelait « page web » n’existe donc au final que sous la forme d’une matrice de contenus dont le type et la composition varient avec le temps, les attentes des utilisateurs et l’évolution de technologies. On pourrait également dire que la « page web » est surtout le résultat de différents affichages paramétrés qui s’interfacent et sont sollicités par l’utilisateur lors de micro-moments de consultation. Objet signifiant complexe, elle est souvent réduite à l’une de ces formes d’affichage parmi tant de multiples autres (desktop, mobile… Par exemple).
Si donc, c’est l’organisation d’un certain nombre d’éléments informatifs qui construit un affichage reposant sur une logique « on demand », et cela, en fonction de l’appareil utilisé, de la résolution, c’est désormais le contexte qui façonne les displays (1). Ceci dessine les contours d’un web évolutif et orienté utilisateurs. Ce sont en effet les différents besoins utilisateur qui ont modifié la « page web ». Je consulte sur mon iPhone avec des besoins in situ, je m’informe sur laptop sur un site d’information, etc.

Pourquoi parle-t-on de cette page web dans notre propos aujourd’hui ? Et bien, pour parler de notre métier d’agence digitale. En tant que telle, nous concevons ces différents affichages sur mesure pour nos clients afin d’orchestrer des environnements digitaux uniques et des expériences originales. Nous plaidons en faveur de cet internet qui n’est pas celui des générateurs, pas que celui des GAFA, un web en adéquation avec les marques et les annonceurs, un métier noble qui est celui des « makers ». Car si le résultat est « en ligne » c’est-à-dire dématérialisé comme on dit, il existe en amont un processus de fabrication, de conception, de réalisation, de coding qui possède une forte dimension humaine, voir humaniste. Nous concevons des produits qui doivent avoir du sens face aux besoins d’un public le plus souvent non spécialiste. C’est là où l’expérience digitale doit faire ses preuves, non pas par sa dimension élitiste mais par sa capacité à être adopter dans les usages. Comme le disent les professeurs de design industriel : «  fabriquer une Renault Clio est bien plus difficile que de produire une Ferrari car la somme des contraintes est bien plus complexe ! » (2). Ainsi, livrer une interface à la portée de tous notre défi quotidien.

Nous concevons des displays dans un monde devenu entièrement digital (d’aucun dirait post digital même J). Digital, non pas par ce qu’il serait devenu virtuel, mais par ce que tous les liens à la réalité peuvent être médiatisés, relayés, rendu accessibles par et avec le digital. Le digital est partout, nous avons donc une immense responsabilité en tant que concepteur !

Pour autant, l’internet que nous fabriquerons demain va nécessairement énormément évoluer dans les prochaines années. Le site web n’est qu’un élément dans un écosystème digital que nous maîtrisons. C’est la raison pour laquelle les dispositifs digitaux vont devoir proposer de l’exclusif, du sur-mesure, du différenciant par rapport aux plateformes.

Références : 

(1) A ce sujet, nous vous invitons  à prendre connaissance de notre livre blanc « Optimiser la conversion via le « context Design »». L’ouvrage est disponible gratuitement à l’URL suivante : http://www.c2is.fr/livresblancs/livre-blanc-context-design.php

(2) Anecdote souvent relayée par des étudiants de l’école Créapole Paris.

par Christian

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