« On verra ça demain... » N°7 : le smartphone sans écran

Par Christian,
dans Actualité digitale

L’iPhone a marqué une décénie par son design et son interface. De nombreux designers, comme Ora Ito par exemple, ont déclaré qu’ils auraient aimé être à l’origine d’un device aussi universel, globalisé et intime. Depuis quelques semaines, c’est Philippe Starck qui semble vouloir esquisser ce qui pourrait être notre compagnon digital de demain. Associé à Jerome Olivet, autre designer de renom, il propose un concept de smartphone du futur radicalement différent de ceux qui peuplent notre quotidien : Alo (1)

Alo est un smartphone sans écran, basé sur la projection d’hologrammes et entièrement exploité par commandes vocales. Il épouse parfaitement la forme de la main de l’utilisateur de manière naturelle grâce à l’emploi d’un gel de synthèse translucide auto-réparable. Après des années de minimalisme pur et dur, dont l’iPhone est sans doute le paroxysme, Alo renoue avec le geste presque archaïque de la prise en main classique d’un téléphone à la différence près que le corps entier du device deviendrait interface toute entière. Le boîtier est conçu pour fonctionner comme une liaison haptique totale donnant de la rétroaction par chaleur, pression ou vibration.

En lieu et place d’un écran sensible au toucher, le téléphone projette « holographiquement » des messages ou des médias 3D. La caméra du téléphone agit à la façon d’un œil capable d’analyser ce qu’il détecte comme lire un texte ou identifier un visage par exemple. Ici, c’est l’intelligence artificielle et sa capacité de prendre ou de diffuser de l’information qui est au cœur du système.

Alo recouvrirait les possibilités contenues dans des assistants intelligents de type Amazon Echo et Google Home, mais dans une forme plus élitiste, luxueuse et organique. Même s’il est beau, la « qualité » de l’appareil résidera également dans l’AI embarquée. C’est même l’intérêt premier de l’appareil.

La grande différence entre des devices concurrents  reposera sur le champ de référence de chaque appareil. Amazon Echo vous connecte à Amazon Assistant et Google Home vous connecte à la connaissance « infinie » de Google. On le remarque quotidiennement avec Siri par exemple, l’enjeu est également la capacité du système à suivre des questions/réponses et à éviter les impasses, donc, à initier une véritable conversation. Comme le rappelle François Houste (2), « dans un monde de conversation, c’est la pertinence qui va désormais faire la différence pour les internautes. Les marques quotidiennes ne possédant pas un imaginaire fort – logiquement l’apanage de quelques secteurs particuliers comme le luxe ou la technologie – vont devoir prouver leur différence via les contenus qu’elles poussent aux consommateurs. Ceux-ci devront être impactants, mais surtout pertinents face aux questionnements ou aux envies du consommateur. Et c’est bien entendu là qu’interviennent les scénaristes : définir le discours, et le contenu, qu’une marque dit apporter à l’internaute en fonction des requêtes et de la plateforme avec laquelle elle est en relation avec lui. » C’est cela qui excite notre curiosité plus qu’un bel exercice de style, aussi prometteur fut-il !

Références :

(1) http://jeromeolivet.com/portfolio-item/alo/

(2) François Houste. Interfaces conversationnelles, quel impact sur les métiers du digital ? 25 novembre 2016 [consulté le 23 janvier 2017]. http://bit.ly/2jn7uzB

 

par Christian

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