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Une introduction à l'accessibilité du web

Par Marie, le mardi 14 Avr 2015 dans Création de site web

Savez-vous ce qu’est l’accessibilité du web ?
Si oui, c’est une bonne nouvelle ! Et dans le cas contraire, voici de quoi l’apprivoiser…

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En quoi ça consiste ?

En étant très succinct, on peut dire qu’un site accessible est un site dont l’ensemble des contenus mis à disposition est consultable par tous les internautes.

Pour comprendre ce que cela implique, voyons plus en détail les 4 grands principes de l’accessibilité du web :

  • perceptible : le contenu doit être correctement restitué pour pouvoir être vu, lu ou entendu;
  • utilisable : les différentes actions doivent être réalisables peu importe les moyens de consultation, sans limite de temps, et sans perturbations;
  • compréhensible : le contenu doit être intelligible, les interactions cohérentes et prévisibles, et l’utilisateur guidé pour éviter des erreurs;
  • robuste : le contenu doit être compatible avec les différentes technologies de consultation, actuelles et futures.

Ainsi, le contenu et la navigation doivent être accessibles à l’utilisateur, indépendamment des moyens dont celui-ci dispose.

Qui est concerné ?

L’accessibilité est importante en premier lieu pour les personnes handicapées, puisque ce sont elles qui rencontrent le plus d’obstacles à la navigation.

On classe généralement les handicaps en 4 catégories : auditif, cognitif/neurologique, moteur, et visuel.
Les difficultés rencontrées lors de la navigation sont différentes selon chaque catégorie, mais aussi selon le niveau de handicap, et les technologies d’assistance utilisées.

En effet, il existe des outils qui facilitent la vie des personnes handicapées sur l’outil informatique. Pas forcément créés pour cet usage à l’origine, ils sont néanmoins facilitateurs d’accès.
Sans être exhaustif, on peut citer :

  • les lecteurs d’écrans, logiciels restituant (lisant) le contenu des pages via une synthèse vocale
  • la navigation au clavier
  • les dispositifs de pointage autres que la souris : joystick, trackball, headstick, …
  • les outils de personnalisation de l’affichage : taille de texte, couleurs, espacement, …
  • les systèmes d’aide contextuels : correcteur orthographique, favoris, historique, …

Mais tout cela ne suffit pas, si les sites ne prennent pas en compte le large éventail d’utilisateurs et de technologies de consultation.

Ainsi, une page trop longue pourra être un obstacle pour une personne aux troubles de la concentration, mais également pour un malentendant qui maîtrise moins bien la lecture, ou un handicapé moteur qui navigue au clavier.
Autre exemple, le mouvement d’un carrousel automatique pourra perturber fortement la lecture d’un handicapé cognitif, mais également empêcher un handicapé moteur de sélectionner l’élément qui l’y intéresse, faute de temps.

Il est difficile de s’appuyer sur des chiffres pour estimer le nombre de « victimes principales de l’inaccessibilité » : en effet, selon les niveaux de handicaps pris en compte, l’écart peut être très grand… Sans oublier qu’on peut aussi inclure toutes les personnes confrontées à une palette très variable de ces handicaps : les personnes âgées, par exemple.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier les « handicaps contextuels » que tout le monde est amené à rencontrer (manque de luminosité, environnement bruyant, fatigue…) ainsi que le large éventail de périphériques utilisables pour consulter des sites internet.

Au final, l’accessibilité concerne tout un chacun : comme je le soulignais déjà dans ce compte-rendu, prendre en compte l’accessibilité, c’est faire attention à de nombreux points qui ont un impact pour tous.

Ainsi, sous-titrer une vidéo de conférence ou en donner une transcription textuelle, cela ne profitera pas seulement aux malvoyants ou malentendants, mais également à tous ceux qui ne voudront pas mettre un casque ou simplement préfèreront lire en diagonale pour se concentrer sur les parties qui les intéressent.
De même, garder une cohérence de présentation pour les éléments de navigation entre toutes les pages d’un site, ça n’est pas uniquement prendre en compte les utilisateurs avec des troubles de la compréhension ou ceux qui naviguent au clavier, mais aussi répondre à un besoin de logique pour tous.
Enfin, développer un site en conformité avec les standards et spécifications internationales, c’est faire en sorte que le contenu soit correctement restitué, et la consultation possible autant avec une souris qu’un clavier, un écran tactile ou tout autre dispositif de pointage actuel ou à venir.

Quel cadre pour l’accessibilité du web ?

L’accessibilité constitue un droit fondamental, que ce soit sur le web ou ailleurs, évoqué dans la Convention Relative aux Droits des Personnes Handicapées de 2006 : l’Organisation des Nations Unies y inclut le « refus d’aménagement raisonnable » dans les formes de discriminations fondées sur le handicap.

En France, on se réfère à la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Cette loi contient, entre autres, l’obligation d’accessibilité physique pour des lieux, mais également, dans l’article 47, « l’accessibilité des services de communication publique en ligne » :

L’accessibilité des services de communication publique en ligne concerne l’accès à tout type d’information sous forme numérique quels que soient le moyen d’accès, les contenus et le mode de consultation. Les recommandations internationales pour l’accessibilité de l’Internet doivent être appliquées pour les services de communication publique en ligne.

De quelles recommandations parle-t-on ?

Les 4 principes cités plus haut ne sortent pas de nulle part.
En effet, l’accessibilité du web a été définie en tant que telle par la WAI (Web Accessibility Initiative), que l’on pourrait traduire imparfaitement par « Initiative pour l’accessibilité du web ».
Ce groupe fait partie du W3C (World Wide Web Consortium), qui est une communauté internationale se chargeant de définir et faire évoluer les standards du web.

Depuis sa création, la WAI a produit un ensemble de recommandations pour l’accessibilité des contenus web, reconnues comme norme internationale ISO depuis 2012.
Ce document regroupe un grand nombre d’indications techniques très détaillées pour créer du contenu web accessible.

Au niveau français, il existe 2 référentiels principaux basés sur ces recommandations internationales. Ils offrent une grille d’analyse regroupée par thématiques, et permettent d’évaluer de manière pragmatique l’accessibilité d’un site, critère par critère.
Le premier est le référentiel Accessiweb, dont la dernière version prend en compte les standards HTML5 les plus récents, et le second est le RGAA, Référentiel Général pour l’Accessibilité des Administrations, créé suite à la loi de 2005.
Conçus chacun de leur côté, ils vont bientôt ne former qu’un seul référentiel : le RGAA 3.0, basé sur la dernière version d’Accessiweb. Ce nouveau référentiel est actuellement disponible dans une version ouverte à commentaires publics, en attendant sa publication officielle.

EDIT : le référentiel RGAA 3.0 est officiel depuis fin avril 2015.

Comment rendre un site accessible ?

Une réponse courte serait : faire un audit du site par un expert du référentiel, et corriger ensuite ce qu’il y a à corriger. Cependant, cela serait très réducteur, car selon l’état du projet, la mise en œuvre peut être très complexe et avoir un impact non-négligeable.
Mais surtout, on passerait alors à côté de la problématique fondamentale : plus que rendre un site accessible, ce qui importe c’est que cette accessibilité soit maintenue sur la durée.

En effet, l’accessibilité web est intrinsèquement liée à divers aspects de la conception et de la maintenance d’un site : rédaction, design, code… Tous ces éléments ont leur rôle à jouer pour que l’ensemble des contenus soit accessible.
Pour être viable, il importe donc que l’accessibilité fasse partie du cœur des priorités tout au long de la vie d’un projet web, que ce soit lors de sa création, de l’ajout de contenu, ou des évolutions.

Pour aller plus loin

L’accessibilité du web est un sujet vaste et complexe, que je ne fais ici qu’effleurer.

Voici donc un échantillon de liens autour de la question :

À propos de moi

Intégratrice multimedia et Experte Accessiweb en Évaluation, je travaille actuellement sur le site d’un éditeur de logiciels pour l’hôtellerie et la restauration, et sur un tableau de bord de performance mécanique en ligne.

Crédits photo : Lachlan Hardy

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Quelle techno devrais-je utiliser pour mon site web ? (pour les non-technophiles)

Par Vincent, le mercredi 8 Avr 2015 dans Création de site web

Bonjour à tous. Je m’appelle Vincent, et je suis développeur en alternance chez acti. Je suis actuellement le cursus “Concepteur Réalisateur Multimédia” à Gobelins, l’école de l’image. Je développe, mais pas seulement (voyez plutôt).

Avec l’ensemble du pôle technique, nous avons décidé de relever un défi pour vous : vous présenter l’ensemble des outils et technologies que nous utilisons chez acti pour développer des sites web, les raisons qui motivent ces choix, et les types de projet qui se prêtent à l’utilisation de ces technologies.

Mais commençons par le commencement : la différence entre les CMS et les frameworks, deux moyens de développer un site web.

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CMS, le gestionnaire de contenu

Un CMS (Content Management System) est un gestionnaire de contenu. Il donne l’accès à un espace dédié, que l’on appelle back-office, qui vous permet de créer, modifier et supprimer du contenu sur votre site web.

La majorité des CMS apportent également quelques fonctionnalités très intéressantes comme la gestion des langues et des utilisateurs ou encore un moteur de recherche.  

Bien que pratique pour le développeur et pour l’utilisateur, le CMS arrive à ses limites lorsqu’un site nécessite des fonctionnalités avancées.

WordPress est le plus connu d’entre-eux. Joomla, Drupal ou EZ Publish sont aussi des CMS importants (même si ces deux derniers sont également considérés comme des frameworks).

 

Framework, le cadre de développement

Un framework, comme son nom l’indique, est un “cadre” de développement. Il apporte au développeur un formalisme à respecter et des fonctions basiques. Votre interface client, le “back-office” dont nous parlions précédemment, est alors mis en place par nous, développeurs.

Un framework est plus évolutif qu’un CMS. Il est donc choisi pour des sites d’envergure qui proposent des fonctionnalités complexes. Le framework le plus utilisé en France porte le doux nom de Symfony.

Que devrais-je utiliser pour mon site web ?

De nombreux facteurs de décision doivent être pris en compte dans le choix de la technologie idéale pour votre site. C’est le travail du directeur technique, qui choisit selon :

  • La disponibilité des ressources pour le projet : temps, argent, individus disponibles
  • La connaissance de la technologie utilisée : par l’équipe en charge du projet, les futurs administrateurs
  • Les standards web
  • L’accessibilité et la standardisation des techniques de programmation utilisées
  • Le type de contenu et la quantité
  • Les fonctionnalités du site

Nous vous présentons prochainement en détail Symfony, notre framework de choix chez acti. 

Vous avez aimé ou vous avez des questions ? N’hésitez pas à nous écrire un commentaire !

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Google change son algorithme pour les mobiles : comment adapter son site web ?

Par Laëtitia, le mercredi 11 Mar 2015 dans Création de site web

 

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Google a récemment annoncé la mise à jour de son algorithme pour le 21 avril 2015. Cette mise à jour impactera de manière significative les résultats de recherche sur mobile, Google privilégiant dorénavant les sites dit “mobile-friendly”. Un site non optimisé pour la navigation mobile pourra ainsi être pénalisé dans les résultats de recherche, même si celui-ci est performant sur ordinateur.

 

  • Pourquoi Google s’engage-t-il sur le mobile ?
  • Comment rendre son site “mobile-friendly” et être bien positionné dans les résultats mobiles ?

La navigation mobile continue sa croissance

Le trafic mobile continue son expansion : en 2014, les sites mobiles ont enregistré une hausse de fréquentation de 68% en moins d’un an. De la même manière le trafic sur applications mobiles a progressé de 45% depuis 2013. Ces chiffres sont étroitement liés à la croissance de l’équipement des foyers en appareils mobiles et à l’installation de réseaux de plus en plus performants, offrant une expérience utilisateur équivalente voire supérieure au trafic sur PC. Ainsi la fréquentation web sur ordinateur se voit peu à peu délaissée au profit de la navigation sur mobile.

Croissance navigation mobile

Sans surprise, Google, Facebook et YouTube sont dans le trio de tête des sites les plus consultés sur les appareils mobiles. De manière générale, les sites qui connaîtront du succès seront les sites qui prendront en compte les nouvelles habitudes de consommation dans leur proposition de contenus.

En effet pour capter l’attention des mobinautes les contenus devront être plus concis, plus directs, plus rapides afin de délivrer des messages clés en quelques secondes. Les médias tels que les photos, les infographies ou les vidéos pourront ainsi être utilisés pour appuyer vos messages textuels sur mobile.

Une mise à jour significative pour le référencement mobile

Un site adapté à la navigation mobile est donc essentiel pour engager les mobinautes, mais il sera aussi bientôt essentiel pour être bien positionné dans les moteurs de recherche. En effet, la prochaine mise à jour de l’algorithme Google prévoit une mise en avant des sites optimisés pour mobile dans les résultats de recherche. Google avait déjà fait un pas dans ce sens en attribuant un label “Mobile Friendly” aux sites adaptés au format mobile. Aujourd’hui ce label sera pris en compte pour positionner les sites dans les résultats de recherche.

Concrètement, cela signifie qu’à qualité égale un site qui ne respecte pas les critères de navigation mobile sera moins bien positionné dans les résultats Google qu’un site bien optimisé pour ce type de navigation. Pour savoir si votre site est adapté au format mobile, vous pouvez utiliser l’outil Test de compatibilité mobile mis à disposition par Google. Ce test permet de vérifier si les principaux critères de compatibilité mobile sont respectés. Le cas échéant, Google notifie les points à travailler pour être éligible au label “Mobile Friendly”

test compatibilité mobile

Plus simplement, vous pouvez faire une recherche de votre site sur Google. Si la mention “Mobile friendly” ou “Site mobile” apparaît sous le titre de votre site, Google considère que votre site offre une expérience utilisateur de qualité suffisante pour être affiché dans les résultats de recherche mobiles.

site mobile google

Comment intégrer le mobile à ma stratégie digitale ?

Au-delà des bonnes pratiques énoncées par Google, il existe plusieurs façons d’adapter votre site à la navigation mobile.

Le Responsive Design est certainement la solution la plus populaire en matière d’optimisation pour formats mobiles. Le Responsive Design est un type de conception web qui permet à un site internet de s’adapter à l’appareil sur lequel il est consulté, offrant ainsi une expérience de lecture et de navigation optimale. Le Responsive Design présente l’avantage de gérer les différents types de navigation à partir d’un seul et même site. Toutefois, il vaut mieux penser Responsive Design lors de la conception ou la refonte d’un site. Si cela n’est pas à l’ordre du jour de votre stratégie digitale vous pouvez opter pour la version mobile de votre site.

site responsive design

Le site mobile est une version indépendante de votre site uniquement dédiée à la navigation sur mobile. Souvent mis en place dans l’attente d’une refonte en Responsive Design, le site mobile permet pour autant de créer une expérience de navigation à part entière pour les visiteurs mobiles.

Enfin si vous souhaitez privilégier l’interaction avec vos utilisateurs, l’application mobile sera à privilégier. Moins accessible qu’un site internet (le mobinaute doit télécharger l’application), l’application mobile permet de tirer profit des fonctionnalités mobiles pour créer du lien avec vos utilisateurs. En effet, une fois l’application téléchargée vous pourrez facilement diffuser des messages à vos utilisateurs (via les notifications “push”), utiliser la géolocalisation pour faire venir vos utilisateurs en magasin, ou encore interagir avec eux via le biais du micro ou de l’appareil photo.

Complémentaires au site mobile/responsive design, l’application mobile est un excellent outil pour apporter une couche supplémentaire à votre expérience utilisateur. De plus, le nouvel algorithme Google favorisera également la visibilité des applications mobiles. En effet, cette nouveauté nommée l’App Indexing permettra d’afficher et d’ouvrir des applications Android depuis les résultats de recherche Google.

 

Référencement applications mobiles

 

Prêt à vous lancer sur le mobile ? Contactez acti pour obtenir un accompagnement dans l’évolution mobile de votre stratégie digitale. 

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